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Fanews by Faboba

Allocutions prononcées lors de la double cérémonie de la célébration du soixantenaire de règne et de l’installation de S.M. KENHAGO comme officier d’Etat-civil

Cette fête qui a eu lieu à l’esplanade de la chefferie de 3ème degré du village Ntsingbeu a connu cinq allocutions, en dehors de la lecture de l’autorisation de manifestation publique et des arrêtés portant création du centre secondaire d’état-civil de Ntsingbeu et celui désignant S.M. KENHAGO Robert comme officier dudit centre.

 

DISCOURS DU PRESIDENT DU COMITE TECHNIQUE D’ORGANISATION

N

-         Monsieur le Préfet de la Menoua,

-         Monsieur le Sous-préfet de Nkong-Ni,

-         Monsieur le Maire de Nkongzem

-         Honorable Député à l’Assemblée Nationale,

-         Sa Majesté le roi des Bafou et ses pairs,

-         Leurs Majestés Chefs de 3e degré,

-         Messieurs et Mesdames amis de Ntsingbeu,

-         Chers frères et sœurs du village,

 

L’honneur m’échoit, en ma qualité du Président du Comité technique d’organisation du 60e Anniversaire de règne de Sa Majesté KENHAGO Robert, Chef du village Ntsingbeu, de prendre la parole le 1er, pour vous souhaiter une chaleureuse bienvenu dans ce somptueux esplanade de la chefferie, la 3e meilleure de la région de l’Ouest qui vous accueille aujourd’hui.

Merci pour le sacrifice et l’importance accordés à cet événement, à la fois unique et historique dans les anales des chefferies traditionnelles à l’Ouest en général, et en particulier dans tout le département de la Menoua, et singulièrement le groupement Bafou. Un merci particulier au Roi Bafou, et à ses paires venus rehausser l’éclat de cette fête.

Je me souviens, comme c’était hier, de ce geste quotidien que je répétais au côté de mon père, le feu TEDONKEU (paix à son âme à alors père du Chef, ce geste qui consistait à porter ce morceau de canaris en terre cuite sur lequel, celui-ci faisait cette mixture de poudre mélangée à l’huile de palme, laquelle servait de pommade pour oindre le Chef, je n’avais que 4 ans. C’est plus tard que j’ai compris qu’il s’agissait là des rites traditionnels réservés aux Chefs. Tous les chefs ici savent de quoi je parle, cela s’appel les « melan » en patois.

Voici exactement 60 ans jour pour  jour que l’histoire avec ce Chef a commencé, succédant à son père, Chef Tametang Tetsavou qui lui aussi, avait passé plus de 45 ans au trône, ainsi que vous le verrez sur des images dans la plaquette qui vous sera servie.

Malgré les vicissitudes, les intrigues, les mensonges et les manipulations, les déformations de l’histoire orchestrées depuis une vingtaine d’années, qui ont empêché la célébration en 2005 du 50e anniversaire, nous voici 10 ans après, entrain de célébrer le 60e anniversaire, avec ce Chef, frais comme une rose matinale conduisant tranquillement le destin de ce village à lui confié par le Seigneur, le seul qui sait quoi donner à qui, quand et où. L’héritage est là, humain, matériel, moral.

60 ans de règne, « C’est celui qui peut et non celui qui veut » pour paraphraser notre Chef de l’Etat, Son Excellence Paul Biya ;

Pendant que nous disons 60 fois merci à Dieu de l’avoir permis ;

Disons aussi 60 fois, bon anniversaire à Sa Majesté KENHAGO Robert ;

Et donnons-nous rendez-vous en 2025 pour fêter le 70e anniversaire.

« CALMENT Jeanne n’a-t-elle pas vécu 122 ans ? »  Et plus près de nous, la mère du célèbre membre du clergé n’a-t-elle pas vécu 118 ans ?

Merci à tous les sponsors qui nous ont aidé, à toutes les bonnes volontés qui se sont manifestées de différentes façons, que Dieu le leur rende au centuple.

Le développement et l’avenir de ce village sont un devoir historique pour tous ses fils et filles sans exclusion aucune, car, comme le disait Jean Ecart « chaque petit doigt fait son petit métier » pour la postérité et l’héritage que nous lèguerons à nos enfants ca le mensonge, la déformation ont des courtes pattes et seule la vérité libère les consciences, heureusement chacun de nous en a une.

Que Dieu nous aide et que la fête soit belle.

Je vous remercie.

Mr DEMANOU Mathias,

Représentant de Fo’o Ntsingbu à Douala

 

 

Célébration du soixantième anniversaire au trône de Fo’o Ntsingbeu

Mot de bienvenue du Président du Comité de Développement

 Ntsingbeu le 1er Août 2015

 N

-         Monsieur le Préfet du Département de la Menoua,

-         Monsieur le Sous-préfet de l’Arrondissement de Nkong-ni,

-         Honorable Député à l’Assemblée Nationale,

-         Monsieur le Maire de la Commune de Nkong-zem,

-         Sa Majesté le Chef Supérieur du Groupement Bafou et ses pairs,

-          Sa Majesté le Chef du village Ntsingbeu et ses pairs,

-         Distingués invités, à vos rangs, titres et grades respectifs,

-         Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs.

C’est un grand honneur et un immense privilège pour moi, en tant que Président du Comité de Développement du village Ntsingbeu, de prendre la parole pour vous souhaiter une chaleureuse bienvenue, à l’occasion de la cérémonie de clôture des manifestations marquant les Noces de Diamant, je veux dire la célébration des 60 ans de règne de notre Chef, Sa Majesté KENHAGHO Robert.

En  cette heureuse circonstance, je voudrais saluer particulièrement la présence de Monsieur le Préfet du Département de la Menoua M. MACHE NJOUONWET Joseph Bertrand.

Monsieur le Préfet, votre présence nous comble de joie tout comme vos incessants appels de bonne collaboration à l’intention des populations, des élites et des opérateurs économiques pour que règne la paix sociale, condition sine qua none du développement culturel, social et économique dans votre unité de commandement.

J’adresse aussi à chacun de vous tous ici présents, aux personnes de bonne volonté comme à ceux de nos frères et sœurs qui n’ont pas pu effectuer le déplacement, mais qui sont de  tout cœur avec nous, mes sincères remerciements.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

Face aux difficultés et aux nombreux besoins qui marquent notre vécu quotidien ici au village, nos aînés avaient pensé qu’il ne fallait pas tout le temps attendre tout l’Etat. C’est pourquoi très tôt, ils décidèrent de mettre en place un comité local de développement chargé de réfléchir et d’acter sur les petits problèmes de notre communauté. Pour l’histoire,  Monsieur MOMO que je suis est le deuxième Président de ce comité, après le notable Mo’oh TEIFO VOUFO Norbert Jurado.

En tant que de besoin, malgré la modicité de nos moyens et nonobstant les entraves de toute nature, nous avons focalisé notre action sur la création des pistes secondaires afin d’inciter nos fils et jeunes frères à revenir bâtir une maison au village.

Malheureusement, ces constructions tant souhaitées et tant attendues n’auront jamais lieu, car après la réalisation des deux premières servitudes pensées et décidées par nos populations, le Chef du village et moi avons été traînés au tribunal de première instance de Dschang par une élite de ce village pourtant se prévalant expert en développement et qui en dernier ressort utilise le prête-nom pour tout saboter. Pourtant il est mondialement reconnu que lorsque la route passe, le développement suit. Mais ici à Ntsingbeu, lorsque la route passe, c’est le tribunal qui suit. Quel contraste !

Un deuxième procès-verbal est en cours dans les tribunaux de Dschang, toujours intenté par la même élite, utilisant encore le prête-nom. Et comme d’habitude le nom de Sa Majesté KENHAGO Robert y figure encore en tête et je demeure le second sur une liste de six personnes citées dans le village.

Ces procès à répétition dont la capacité de nuisance n’est plus à démontrer, ont fait douter quelques natifs de Ntsingbeu sur plus d’un plan, et surtout celui des cotisations pour les projets de développement.

Fort heureusement et Dieu merci.

Monsieur le Préfet de la Menoua et Monsieur le Sous-préfet de Nkong-Ni ayant mené des enquêtes approfondies, ont compris la machination et la supercherie des fauteurs de trouble.

Fort de tout cela, Monsieur le Préfet de la Menoua et Monsieur le Sous-préfet de Nkong-Ni, garants des institutions  républicaines, ont fermement pris position en rétablissant la vérité, la vérité historique, la vérité tout court.

Monsieur le Préfet, Monsieur le Sous-préfet,

A cet effet, les populations de Ntsingbeu par ma modeste voix vous disent merci, merci  beaucoup. Ces populations souhaitent et proposent à Dieu votre récompense, votre élévation.

Grâce à cette confiance totale que ramènent les autorités de l’heure, je lance un vibrant appel de ralliement pour un Ntsingbeu toujours plus fort, plus uni, pour un développement harmonieux,  dénué de coups bas.

La tenue régulière des congrès de notre comité nous a permis d’organiser des consultations médicales gratuites assorties de distribution de médicaments de première nécessité au bénéfice de nos parents. Quand les moyens nous ont permis, nous ne nous sommes jamais dérobé d’organiser des cérémonies de distribution de prix en signe d’émulation et d’encouragement de nos jeunes enfants et élèves.

Bien comprise, cette action est encouragée et soutenue par tous les ressortissants de notre village qu’ils soient en ville, à l’étranger ou ici même au village. Comme le conseille l’éminent homme de culture Malien, Amadou Hampâté Bâ de regretté mémoire, nous nous sommes toujours souvenus de nos vieilles valeurs de communauté, de solidarité et de partage. Nous nous débrouillons pour être toujours au service de la vie, sous tous ses aspects.

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités

Permettez-moi avant de clore mon propos de dire une fois de plus merci :

·        Merci à tous les mécènes qui n’ont pas hésité à sponsoriser cet événement. Grâce à ces sponsors Ntsingbeu a réussi à organiser cette fête inédite et historique dans la Menoua.

·        Merci spécial à Monsieur le Maire de la Commune de Nkong-Zem, pour ses multiples œuvres sociales  dans le village Ntsingbeu. Merci beaucoup.

·        Merci à tous les amis de Ntsingbeu, nos compagnons de  tous les jours, pour leur assistance permanente et dont certains découvrent notre village pour la première fois. Sentez-vous bien chez nous et que Dieu vous garde sur le chemin de retour.

·        Merci enfin au Tout puissant qui a permis que  tout se réalise dans de très bonnes conditions.

Je vous remercie pour votre bienveillante attention.

Le Président du Comité de Développement

MOMO, le natif de Ntsingbeu

 

Célébration des 60 ans de règne du Chef du village Ntsingbeu

ALLOCUTION DE SA MAJESTE FO’O NTSINGBEU KENHAGO ROBERT,

 CHEF DU VILLAGE NTSINGBEU

N

-           Honorable Député à l’Assemblée Nationale, Porteur de l’encre de la loi,

-          Monsieur le Préfet du Département de la Menoua, garant des institutions Républicaines,

-          Monsieur le Sous-préfet de l’Arrondissement de Nkong-Ni, Présence perpétuelle de l’Administration,

-          Monsieur le Maire de la Commune de Nkong-Zem, Incarnation du pouvoir local,

-          Sa Majesté le Chef Supérieur du Groupement, Roi des Bafou et ses paires, Maîtres de l’autorité traditionnelle,

-          Leurs Majestés les Chefs des villages, Gardiens de nos coutumes ancestrales,

-          Révérends Pères et Pasteurs les Hommes d’Eglise, Porteurs du Message du Salut,

-          Distingués Invités en vos différents titres et grades respectifs, Témoins oculaires de la grandeur de ce jour historique,

-          Très aimable Peuple de Ntsingbeu, Fondateur du pouvoir royal,

-          Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs,

L’honneur m’échoit de prendre la parole devant vous en cette mémorable circonstance, pour vous remercier de votre présence bienveillante.

Qu’elle est immense ma joie, de vous savoir rassemblés autour de moi en ce jour spécial.

Les yeux levés vers les Cieux, et tous joyeux, bénissons le Seigneur qui nous rassemble ici en ce jour. Chantons avec joie ses louanges. Gloire à Dieu, Gloire à Dieu ! Car, grâce à lui ont été rendus possibles mes 60 ans de règne que nous célébrons aujourd’hui.

60 ans de règne ! ce n’est pas 60 jours, ni 60 mois. C’est 60 années de nuits et de jours, de pluie et de soleil ! C’est 60 années de marche de pèlerin à travers lesquelles le Seigneur m’a conduit par des chemins, faits de roses aux épines.

             Pour la petite histoire, un fameux jour du mois de Juin 1943, sur un lit en Bambou, dans une cuisine à une pièce, le Seigneur a fait venir au monde un garçon. Par miracle, un filet d’eau a jailli à côté du feu de bois. Effrayée, une maman, NGUEGUIM Madeline, épouse de mon père est partie signaler au Chef du village Ntsingbeu TEMETANG TETSAVOU. Sans tarder, le Chef s’est  rendu dans cette cuisine et constate effectivement le petit jet d’eau qui sort de terre. Il a ordonné immédiatement qu’on prenne un peu de terre pour arrêter ce filet d’eau. Puis, il a formellement interdit aux témoins présents de ne jamais signaler à quelqu’un ce qu’ils ont vu et ce qui s’est passé.

            Le secret a été dévoilé aux Notables le 30 Juillet 1955, quand le Chef est mort et que sa dernière volonté portait sur ma pauvre personne, un garçon de 12 ans comme son successeur.

Vous comprenez donc, chers sœurs et frères, qu’on naît Chef ! On ne s’improvise pas Chef !

Et en présence de l’Éternel, je peux m’écrier aujourd’hui : « Que ferai-je pour toi Seigneur ? Toi qui m’as  tout donné ! Toi qui m’as donné la vie. Toi qui as fait de moi un chef de famille, un chef de village ! Toi qui as fait de moi le Chef du village Ntsingbeu, et tu m’as mis sous ta protection jusqu’à ce jour. Merci Seigneur de m’avoir plutôt donné la sagesse pour gérer mon peuple, comme tu l’as fait au Roi David dans la Bible.Merci Seigneur ! Que ton nom soit à jamais glorifié ! »

            Le  30 Juillet 1955, alors que j’avais à peine dépassé 12 ans, j’ai donc succédé à mon père TEMETANG TETSAVOU, Chef du village Ntsingbeu, qui auparavant avait régné pendant plus de 50 années avant d’être rappelé à Dieu. A ce jour, mon père et moi  avons déjà régné pendant un siècle et plus de 10 ans !

            En Juin 1956, un an seulement après que j’ai ainsi succédé à mon père,, le feu Metangmo Daniel, porte plainte au tribunal contre le Chef du Groupement Bafou de l’époque, Sa Majesté NGOUADJIEU Jean, et les Notables Ntsingbeu, pour revendiquer la chefferie Ntsingbeu. Il sera alors débouté et sans appel au tribunal, par la prescription trentenaire de la loi camerounaise qui dispose qu'après 30 ans d’abandon de quelque chose, elle ne vous appartient plus. Dès lors, METANGMO Daniel va mener une vie paisible avec moi pendant plus de 29 ans avant de mourir en 1985. Il convient de signaler qu’il n’a jamais été Chef du village, pas un seul jour jusqu’à sa mort.

            Conformément à son testament qu’il m’avait remis, son successeur légitime Dr METANGMO Pierre Marie a été désigné et installé comme son  héritier principal et chef de la famille METANGMO. Il va continuer de mener une vie paisible et tranquille avec moi pendant 07 ans, c’est-à-dire jusqu’en 1992, où il va à son tour revendiquer la chefferie Ntsingbeu en utilisant les moyens louches que nous connaissons. Comme son père, une fois de plus, il va essuyer des échecs :

1-D’abord, le Comité des Sages de la Chefferie Supérieur Bafou par une décision rendue publique le 11 Novembre 2003, a résolu de façon irréversible et sans appel le litige de la Chefferie Ntsingbeu comme cela avait été définitivement tranché depuis la période coloniale.

2-Ensuite, poursuivant sa mission régalienne, le Ministre de l’Administration Territoriale et de la décentralisation a mis  fin à la discorde Ntsingbeu par un acte sévère pour signifier à mon élite Dr METANGMO  que le Chef du village Ntsingbeu reste et demeure Sa Majesté KENHAGO Robert, et que Ntsingbeu restera un et indivisible.

De ce qui précède, on peut constater que depuis près de 72 ans d’âge et 60 ans de règne, j’ai à peine mené une vie paisible :

  -On m’a trainé devant les tribunaux,

        -On a voulu acheter ma conscience en me proposant des millions,

 -On m’a menacé de mort et le seigneur m’a toujours soutenu et protégé,

        -Je suis donc comme un roseau, je plie et je ne romps pas.

Malgré tout, J’ai tout de même eu des moments de fierté, notamment lorsque la Chefferie Ntsingbeu a été récipiendaire dans les concours de l’Excellence dans les domaines de l’hygiène et l’environnement. Cette consécration régionale pour la Chefferie Ntsingbeu a été décernée deux fois : En janvier 2013 et plus récemment encore le Mercredi 28 Janvier 2015 à Bafoussam. Il s’agit là d’une  récompense officielle faite par la plus haute autorité de la Région de l’Ouest dans le délicat et précieux domaine de la protection de l’environnement. Cette année, la chefferie Ntsingbeu a été classée 1ère dans le département de la Menoua, et 3eme dans la Région de l’Ouest.

Le gouvernement de la république, il y’a quelques mois vient de créer et d’ouvrir un centre d’Etat civil à Ntsingbeu. Grâce à cet arrêté ministériel, nos populations n’iront plus ailleurs faire établir leurs différents actes d’état civil.

C’est le lieu de clamer ici haut et fort que personne sur la Terre ne peut changer ce que Dieu a décidé. Si l’Eternel a oint son roi, qui es-tu pour le défaire ?

C’est lui le Seigneur, que nous servons nuit et jour et que nos ancêtres ont servi sans cesse, qui a été mon bouclier le long de cette pénible marche vers la victoire que nous célébrons en ce jour.

Une victoire !  Non pas celle d’un homme sur un autre, mais une victoire de l’harmonie sur le désaccord, une victoire de la paix sur la guerre.

C’est pourquoi, je tiens en cette circonstance unique à transmettre toutes mes gratitudes aux artisans de cette victoire, de cette paix pour laquelle nous festoyons aujourd’hui.

À vous autorités administratives qui, dans le respect de la Constitution et des Institutions Républicaines avez gardé le sens de la Justice Camerounaise qui nous est si chère ! A cet effet, par ma voix, les populations Ntsingbeu expriment leur profonde gratitude à la haute hiérarchie administrative pour tous les efforts inlassables déployés dans le souci de maintenir la paix et la concorde dans le village Ntsingbeu.

À vous mon tendre peuple, qui m’avez soutenu sans faillir pendant les périodes les plus sombres de mon règne.

À vous mes pairs chefs des villages, qui avez sans cesse brandit la Justice Coutumière et la vérité de l’histoire !

À vous Hommes d’Église, porteur de l’étendard de l’Évangile, vous qui de près ou de loin m’avez soutenu par vos prières, d’une manière ou d’une autre.

À vous tous je le dis, des tréfonds de mon âme : Mille fois Merci !Thank you very Much !  Men Siagné té tchiénet  té siagné!

Que les Cieux vous en sachent gré et vous en bénissent au Centuple !

Chères Autorités administratives, vous voudriez bien transmettre toute ma gratitude à Yaoundé, à Son Excellence le Prince, qui veille, d’une oreille très attentive.

Mesdames et Messieurs, vous me permettrez par ailleurs de faire un serment devant vous en ce jour : celui de demeurer ce Chef rassembleur que je n’ai jamais cessé d’être ! Un Chef aux bras sans cesse tendus vers tous ses enfants, à l’image d’un berger aux bras tendus vers ses brebis !

            Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers invités,

Je terminerai mon propos en vous disant une fois de plus Merci et que votre séjour parmi nous soit un des moments les plus agréables!

-Merci aux élites qui m’ont toujours soutenu,

-Merci à tous mes notables qui siègent avec moi régulièrement,

-Merci à Monsieur le Sous-préfet de Nkong-Ni pour ses multiples et sages conseils,

-Un merci particulier à Monsieur le Préfet du Département de la Menoua, qui depuis son arrivée dans la Menoua s’est toujours soucié des problèmes de Bafou et de Ntsingbeu en particulier.

Vive le village Ntsingbeu avec son Chef ;

Vive le  Groupement Bafou avec son Chef ;

Vive l’Arrondissement de Nkong-Ni avec son Chef ;

Vive le Département de la Menoua avec son Chef ;

Vive la République du Cameroun et son illustre Chef, Son Excellence Paul BIYA.

 

Je vous remercie de votre aimable attention.

Fait à Ntsingbeu, le 1er Août 2015

 S.M. Fo’o Ntsingbeu KENHAGO Robert

 

DOUBLE CEREMONIE DU SOIXANTENAIRE ET DE L’INSTALLATION DE SA MAJESTE, LE CHEF TRADITIONNEL DU VILLAGE NTSINGBEU, COMME OFFICIER D’ETAT-CIVIL

N

DISCOURS DE MONSIEUR LE SOUS-PREFET DE L’ARRONDISSEMENT DE NKONG-NI

Ø  Monsieur le Préfet du Département de la Menoua ;

Ø  Monsieur le Maire de la commune de Nkong-Zem ;

Ø  Honorable Député à l’Assemblé Nationale ;

Ø  Sa Majesté FOH NDONG KANA III, Chef Supérieur du Groupement Bafou ;

Ø  Leurs Majestés, les Chefs supérieurs des Groupements Baleveng et Foto ;

Ø  Sa Majesté, le chef du village Ntsingbeu ;

Ø  Leurs Majestés, les chefs traditionnels de 3e degré ;

Ø  Autorités religieuses et politiques ;

Ø  Monsieur le président du comité de développement Bafou

Ø  Monsieur le Président du Comité de développement du village Ntsingbeu ;

Ø  Monsieur le Président du Comité d’organisation de cette double cérémonie;

Ø  Elites intérieures et extérieures du village Ntsingbeu,

Ø  Chers invités, en vos grades et rangs respectifs ;

Ø  Mesdames et Messieurs.

Grande est ma joie en ce jour mémorable de prendre la parole dans cette cour de la Chefferie du village Ntsingbeu, à l’occasion des festivités marquant les 60 ans de règne de Sa Majesté KENHAGO Robert et de son installation comme officier d’état-civil de Ntsingbeu.

Qu’il me soit tout d’abord permis de saluer la présence parmi nous, de Monsieur le Préfet de la Menoua et toute sa suite.

Monsieur le Préfet, les populations de Ntsingbeu me chargent de vous adresser leurs différents remerciements pour l’intérêt que vous avez toujours manifesté à leur endroit en prenant fermement position face au bicéphalisme qui a longtemps divisé leur village.

Merci Monsieur le Préfet, pour avoir tout sacrifié afin d’être ici aujourd’hui. Votre présence en ces lieux est pour moi, un geste qui traduit votre soutien constant de nos initiatives et surtout votre adhésion à cette cérémonie, légalisant ainsi ce que les pêcheurs en trouble ont qualifié de « fête illégale ».

Les tracts appelant le boycotte ont circulé, les pétitions initiées et signées, les intimidations se sont répandues dans ce village, les promesses de trouble à l’ordre public formulées et les rumeurs autour de l’interdiction de ces festivités ont une fois de plus attristées les populations de Ntsingbeu ; mais vous avez dit : « plus jamais ça ». 2015 n’est 2005. Suivez mon regard !

Ma gratitude va à l’endroit de tous ceux qui m’ont précédé sur cette tribune, pour les mots d’amitié et d’affection qu’ils ont prononcé à l’endroit de nous tous ici présents ;

Grand coup de chapeau au Comité d’organisation de cette cérémonie, pour ses grandes capacités d’organisation ; car en fait, nous connaissons les obstacles qu’il a traversé ainsi que les difficultés rencontrées pour atteindre le résultat que chacun de nous apprécie à présent à sa juste valeur ;

Enfin, j’exprime ma gratitude à vous tous ici présents, notamment : les élites intérieures et extérieures de ce village, les amis et connaissances du Chef Ntsingbeu et toute la population venus massivement rehausser l’éclat et l’importance de cette cérémonie. Je salue dans cette foule, les vrais invités, les fidèles de Sa Majesté KENHAGO, les curieux, j’allais dire les « THOMAS » et surtout les nostalgiques et les rapporteurs.

Monsieur le Préfet, Mesdames, Messieurs ;

En 1955, le village Ntsingbeu a connu une nouvelle page de son histoire avec le décès de son Chef, le feu TEMETANG TETSAVOU qui va s’ouvrir à un nouveau berger, le 30 juillet 1955 avec son successeur, Sa Majesté KENHAGO Robert, âgé alors d’environ 12 ans seulement.

Depuis lors, ce village est dirigé sans interruption, malgré la turbulence connue de tous par KENHAGO Robert et aujourd’hui, cela fait 60 ans. Il ne s’agit pas de 60 jours ni 60 mois ; mais de 6 décennies.

Mesdames, messieurs ;

Il faut le vivre pour le croire ! Comme l’a relevé Sa Majesté KENHAGO Robert tout à l’heure dans son mot, il s’agit d’une grâce du ciel. Majesté, je vous donne largement raison de demander à Dieu, quoi lui offrir en retour ?

J’ai retenu de votre discours le résumé de vos 60 ans de règne. 60 ans marqués par l’angoisse permanente, la tourmente, le désespoir et les secousses au quotidien.

Malgré tout, vous êtes libre, vivant et physiquement en forme. L’environnement peu favorable et l’adversité ne vous ont pas empêché de faire des réalisations considérables.

Vous me permettez de saluer jusqu’ici votre dignité, votre perspicacité, votre endurance et surtout votre courage incommensurable pour venir à bout de ces vicissitudes, encore que certains de vos notables autrefois très loyalistes vous ont abandonné en chemin et on fait défection pour une simple affaire de viande de chèvre et des briquettes de Gandia mal partagées à la forêt sacrée. Quelle image ? Les notables « morceaux » qui mangent à tous les râteliers.

N’ayant aucune prétention de faire un commentaire sur l’histoire de Ntsingbeu, encore moins sur la manière par laquelle les différents chefs se sont succédé au trône, je prendrais tout simplement la responsabilité de vous rappeler en tant que représentant de l’Etat et sous le contrôle de Monsieur le Préfet, que l’arrêté préfectoral d’homologation pris régulièrement, est le seul document administratif qui confère à un individu la qualité de Chef traditionnel de 3e degré et fait par conséquent de son détenteur l’auxiliaire de l’administration dans sa localité.

Dans le cas d’espèce, une seule personne à Ntsingbeu bénéficie de l’arrêté préfectoral n°085/AP/F.34/BAE/2 du 30 novembre 1987 et pour que ce soit désormais clair ; je vais citer Monsieur le Préfet de la Menoua ici présent et avec sa permission, le 06 mai 2015 à l’esplanade de la chefferie Supérieure Bafou, lors de sa tournée d’animation socio économique, je cite : « Je sais qui est la Chef du village Ntsingbeu, il est ici parmi nous … » fin de citation et je complète la phrase, toujours avec sa permission, il s’appelle KENHAGO Robert.

Majesté, soyez rassuré, votre légitimité sur le plan administratif ne souffre d’aucune contestation et notre présence ici aujourd’hui comme toujours, ainsi que celle de Sa Majesté, le Roi des Bafou traduit à suffisance la caution tant administrative que traditionnelle de votre règne. En un mot l’épithète « Usurpateur » que certains ont collé à votre titre de chef et qui vous ronge au quotidien doit s’éloigner de votre esprit car comment peut-on expliquer qu’à 12 ans seulement, un gamin a réussi à détourner le trône dans un si grand village ? Le problème est ailleurs ! Que le bicéphalisme ne vous irrite aucunement. Chacun peut se faire appeler Chef avec certaines complicités mais l’administration n’a qu’un seul interlocuteur coutumier dans un village : c’est celui qui a en plus du trône le papier ! Vous êtes au trône et voici votre arrêté.

Chères populations de Ntsingbeu,

L’administration que nous représentons ne se dédie pas, elle est conséquente et assume ses actes ainsi que ses responsabilités. C’est vrai qu’elle peut se tromper quand elle est male renseignée.

Ne Vous laissez plus distraire, évitez d’être instrumentalisées pour des fins personnelles et égoïstes. Laissez moi vous dire qu’un chef traditionnel régulièrement homologué est très différent d’un agent de l’Etat ou Fonctionnaire qu’on peut remplacer quant on veut.

Je vous exhorte donc à vous mobiliser derrière votre Chef et à vous mettre résolument au travail afin de rattraper les opportunités de développement qui vous ont échappées pendant le combat.

Sa Majesté Fo’oh NTSINGBEU KENHAGO Robert, en 60 ans de règne, vous avez déjà à mon avis marqué d’une pierre blanche votre passage. Beaucoup a été fait et deux de vos récentes prouesses m’ont particulièrement marqué :

-       Le 28 janvier 2015 dans la salle des Conférences des services du Gouverneur de la Région de l’Ouest, vous avez reçu des mains de monsieur le gouverneur, le 3e prix régional du village le plus propre, gagnant ainsi la première place dans ce domaine au niveau du Département de la Menoua. Quel honneur !

-       Quelques mois auparavant et après une décennie d’insistance, Monsieur le Ministre de l’Administration territorial et de la Décentralisation répondait favorablement à votre demande de création d’un Centre secondaire d’Etat civil dans votre village par sa création effective par arrêté n°00000093/A/MINATD/SG/DAP/SEC du 28 mai 2014 ; suivi de votre nomination comme son tout premier officier.

L’occasion faisant le Larron, je m’en voudrais de ne pas vous installer ici, aujourd’hui et maintenant même devant la plus haute autorité du Département de la Menoua en guise de cadeau d’anniversaire. A ce titre, je voudrais vous inviter, Monsieur le Préfet, avec votre permission ainsi que toutes les personnalités ici présentes, à vous joindre à ma voix pour souhaiter un joyeux anniversaire à Sa Majesté KENHAGO Robert et que Dieu tout-puissant qui est son dernier rempart, lui comble davantage de toutes les grâces possibles pour la continuité de ses réalisations dans ce village.

Monsieur le Préfet, M. le Maire, leurs Majestés, Chers invités ;

Comme je l’ai dit plus haut, en 2014, deux arrêtés ministériels se sont ajoutés aux réalisations du Chef Ntsingbeu :

L’arrêté n°00000093/A/MINATD/SG/DAP/SDAA/SEC du 28 mai 2014, portant création du Centre d’Etat-civil secondaire de Ntsingbeu et celui n°000172/A/MINATD/SG/DAP/SDAA/SEC du 08 Septembre 2014 portant nomination de l’Officier du Centre d’Etat-civil secondaire de Ntsingbeu en la personne de Monsieur KENHAGO Robert.

Né vers 1945 à Bafou, de feu TEMETANG TETSAVOU et de NAKENG Pauline, il fit ses études primaires à la mission catholique de Foto sanctionnées par l’obtention en 1958, du Certificat d’Etudes Primaires et Elémentaires CEPE, puis secondaires couronnées par un probatoire en 1967.

Le 27 septembre 1967, il réussit son entrée dans la Fonction publique par concours direct pour le recrutement des Adjoints d’Administration et est affecté au Ministère des Finances, Service de la Comptabilité Matière.

Il occupera tour à tour plusieurs fonctions importantes tant aux services centraux qu’au Contrôle Départemental des Finances de Dschang jusqu’à sa mise en retraite en 2000.

Sa Majesté KENHAGO Robert est Chevalier du Mérite Camerounais et Officier de l’Ordre de la Valeur. Président de la Sous-Section RDPC B16 de Menoua-Nord il est marié et père de plusieurs enfants. Depuis le 08 septembre 2014, il est nommé Officier du Centre d’Etat-civil secondaire de Ntsingbeu, Zinto, et Zem-Tsingla’a.

Mesdames, messieurs ;

Je n’ai plus besoin de vous dire. Vous constatez avec moi qu’il s’agit là d’un brillant parcours professionnel et d’un homme assez futé et pétrit d’expérience que les pouvoirs publics ont choisis pour présider aux destinées de ce jeune Centre qui à pour code OU 4623.

Faudrait-il le rappeler, un centre secondaire d’Etat-civil est un lieu consacré par l’administration pour l’établissement des actes d’état-civil, dans le souci de décongestionner le centre principal d’état-civil logé à la commune, sous l’autorité du Maire. En d’autres termes, il s’agit de rapprocher le centre d’état-civil des usagers ; raison pour laquelle les Officiers d’état civil sont souvent appelés « Petits Maires ».

Monsieur le nouvel Officier d’Etat civil, vous êtes désormais appelé, surtout que vous avez prêté serment à cet effet, à exercer une nouvelle fonction noble mais très délicate.

Il s’agit de l’établissement de tous les actes d’état civil que sont : les actes de naissance, de mariage et de décès. C’est une fonction noble certes, mais alors très sensible et délicate, qui exige de vous, probités intellectuelle, morale et même physique. Pour ce faire, je vous prescris vigilance et surtout collaboration tant avec votre Secrétaire qu’avec le personnel de votre centre principal de rattachement qui est la Mairie de Nkong-Zem.

Majesté, Officier d’Etat civil, vous êtes le père de Ntsingbeu de part vos responsabilités de Chef. A cet effet, vous avez le devoir et même l’obligation de mobiliser vos populations autour de l’importance et de la nécessité non seulement des actes d’état civil ; mais surtout de leur authenticité. J’attends de vous, un ratissage au mieux de votre circonscription.

Autrement dit, tous les enfants de votre circonscription en particulier, doivent avoir leurs actes de naissances ; car il s’agit de leur tout premier droit, de même que tout foyer conjugal doit avoir une existence légale et que tout décès doit être connu.

Par votre action, l’administration aura, pour toutes fins utiles, une perception claire des statistiques nécessaires à l’élaboration des politiques de développement.

Monsieur KENHAGO Robert, entre autres recommandations, je vous exhorte à exercer vos fonctions sans rancune et sans distinction de camp. Vous êtes officier d’état civil de tout le monde et votre seul guide doit être la loi, les textes régissant l’état civil. Vous veillerez au strict respect de ces lois et règlements sans complaisance, ni légèreté faute de quoi vous retournerez devant la barre, pas pour prêter serment pour la seconde fois ; mais pour répondre de vos actes. Soyez prudent, appliqué et éveillé ; car vous serez régulièrement tenté par les faussaires. Majesté, n’ayez pas peur car je ne doute pas de la moralité de votre Secrétaire qui n’est autre que votre moitié. Monsieur le Préfet du Département de la Menoua en la désignant à ce poste a tenu compte de l’environnement, de son expérience acquise à la Mairie de Nkong-Zem, de sa disponibilité et surtout de ses capacités physiques et morales. Il a donc placé auprès de vous l’une des personnes en qui vous avez le plus confiance afin de vous aider à appréhender, tout en les surmontant, les difficultés et tentations inhérentes à cette nouvelle fonction.

En ce qui me concerne, vous trouverez toujours auprès de moi toute la collaboration nécessaire en tout temps et en tout lieu.

Tout en vous déclarant officiellement installé dans vos fonctions d’Officier d’état civil de Ntsingbeu ainsi que votre Secrétaire, permettez-moi une fois de plus Majesté de vous souhaiter un joyeux anniversaire.

Vive le village Ntsingbeu ;

Vive la Groupement Bafou ;

Vive l’Arrondissement de Nkong-Ni ;

Vive le Département de la Menoua ;

Vive la région de l’Ouest.

Vive le Cameroun et son chef, le Président Paul BIYA.

Je vous remercie./-

 N

N

Commentaires   

0 #3 S.M.AYISSI TSIMI 23-01-2017 20:03
Notable dans plusieurs chefferies de la région du centre au Cameroun, et premier responsable du Bloc 2 dans la chefferie traditionnelle du Quartier NKOLSO'O à Yaoundé 7, je vous tire le chapeau dans l'organisation démonstrative d'une vie de la chefferie traditionnelle BAFOU. Souhait qu'il y ait une homologation visant l'appui au respect de circonstance au Cameroun.
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0 #2 Sari 08-09-2015 20:27
Hello à l'équipe de rédaction, tout le temps un article de qualité, mes félicitations
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0 #1 sari 12-08-2015 08:13
Article quelques peu long à lire mais extrêmement intéressant
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