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S.M. Fo’o Touh-lah NGUETSOP Jean Marie « a ké dzeck mé tseeh »

Fo'o TouhLah

En prélude aux funérailles de feu S.M. Fo’o Touah-Lah 1er, on a assisté ce 02 août 2014 à la cérémonie rituelle du « é dzeck mé tseeh » dans cette chefferie de 3e degré située dans la zone La’atsuet du Groupement Bafou.

En effet, plusieurs termes sont généralement utilisés pour désigner la même cérémonie : « é dzeck mé tseeh » (nourrir ses gendres) ou encore « mé tseeh é sap lewoueu » (les gendres se sont concertés pour l’organisation des funérailles). Pour mieux comprendre la symbolique de ce rite, il est important de situer la place d’une fille dans la famille Bamiléké.

Depuis la nuit des temps, dans la tradition Bamiléké, la fille étant « un bien très précieux » est souvent au centre de toute manifestation dans la famille. Mieux, lorsqu’on à la chance d’envoyer celle-ci en mariage, on peut s’estimer heureux car, chaque fois que l’on se retrouve face à une situation les gendres ont l’obligation de venir en aide. Dans une chefferie comme celle de S.M. Fo’o Touh-lah qui compte plus de cents enfants, donc plus d’une quarantaine de filles sont déjà en mariage, on comprend que réunir les gendres en soit est une grande fête car, chaque délégation est constituée d’environ dix personnes. Nous comprenons aussi le pourquoi de ce nombre important de personnes présentes dans cette chefferie à cette occasion. A ces délégations de gendres s’ajoutent les invités de S.M. Fo’o Touh-lah et ceux de ses épouses.

En quoi consiste cette cérémonie proprement dite ?

Sur invitation du chef de famille, qui pour le cas d’espèce est S.M. Fo’o Touh-lah NGUETSOP Pierre Marie, chaque beau-fils pour répondre à cette invitation, se fait accompagner par ses proches (parents et amis) suivant un nombre défini par son beau-père. A l’arrivée dans le domicile de ce dernier, la délégation fait escale dans la case de la belle mère pour lui signifier sa présence avant de retrouver le beau-père pour la suite. Autre fois, les gendres une fois arrivés, se réunissaient en conseil pour décider de la contribution de chacun dans l’organisation des funérailles ainsi que la date, ceci après un grand débat général. Mais, de nos jours, lorsque le coron est atteint, c’est le chef de famille, après les salutations d’usage, qui informe ses gendres de la date d’organisation des funérailles des défunts de la famille.

Après cette salutation, pendant que les enveloppes sont distribuées aux différentes délégations pour leur signifier les différentes obligations, la phase de « é dzeck mé tseeh » commence. Généralement c’est ce jour là que le chef de famille fait sa part de funérailles puisqu’il donne suffisamment à manger et à boire à ses gendres. Parfois certains gendres, après avoir suffisamment bu accepte ce qu’on leur demande sans réfléchir et regrette trop tard, ce qui fait aussi partie de ce jeu. Après avoir bien mangé et arrosé des meilleurs vins, le beau père donne à chaque délégation un paquet de nkondrèh (« le mpfouh-kedong ») accompagné de boisson et de viande crue. Ces paquets et cette viande sont à emporter à la maison car on suppose que beaucoup de personnes ne sont pas venues à cause du nombre de membres réduit de la délégation. À ces colis du beau-père, la belle mère y ajoute de la nourriture préparée et non préparée.

Après le conclave avec le beau-père, chaque délégation retourne dans la case de la belle mère ou elle a fait un buffet pour chacun de ses beaux-fils. Ainsi chaque délégation de beau-fils a droit à un mortier de taro à la sauce jaune, un poulet rôti en entier, aux arachides préparés, … accompagnés d’autres mets concoctés pour la circonstance.

A la fin de cette cérémonie, la date des funérailles devient officielle et ne peut plus changer. Ceci donne l’occasion à tous les membres de la famille de se préparer car à partir du jour où on nourrit les gendres, le compte à rebours commence.

Pour la grande famille Fo’o Touh-lah, la période du 26 au 28 novembre 2015 a été arrêtée pour les funérailles des défunts de cette famille avec la journée du 28 novembre 2015 réservée exclusivement à feu S.M. Fo’o Touh-Lah Takouezim Pierre décédé en 2005. Quand on juge par le nombre de personnes concernées par ces funérailles et le fait que les enfants de cette famille se sont marié(e)s dans diverses tribus à travers le Cameroun, on comprend que ces funérailles auront les allures d’une foire culturelle car si chaque descendant direct de feu S.M. Fo’o Touh-Lah Takouezim a une délégation moyenne de cinquante personnes, le village Aghong II compterait recevoir au moins 7 000 (sept mille) personnes. Une aubaine pour les annonceurs !!

Avec des dignes fils et filles comme Fozap DONGMO Pierre, Dr KOWO Mathurin, FEUDJIO Michel, ZEBAZE Pierre Roger (ZEPIRO), Mme MELI, Mme DZODZONG et autres on ne fait pas de doute que ces funérailles seront à la hauteur de l’illustre défunt fondateur de cette chefferie de 3e degré.

Quelques impressions à la fin de cette cérémonie

Fo'o TouhLah

Col. DZODZONG, gendre de S.M. Fo’o Touh-Lah, vous venez d’assister à la cérémonie « é dzeck mé tseeh » qu’elle impression avez-vous à la fin ?

Je suis particulièrement content, très heureux d’avoir pris part à cette cérémonie. Je dirais que c’est toujours un plaisir pour moi de me retrouver dans cette chefferie, je m’y sens chez moi, je me sens en famille, je ne me sens même pas du tout comme un beau-fils. Vue la qualité de la fête d’aujourd’hui, je ne suis pas surpris, tout s’est passé à l’image de ce grand chef pour qui nous allons organiser les funérailles d’ici quelques mois, je dis simplement que c’était une grande et très belle fête. Merci.

Fo'o TouhLah

S.M. Fo’o Touh-lah NGUETSOP Pierre Marie, merci déjà d’avoir accepté la présence de Bafou.org à cette cérémonie restreint à vos gendres et amis. Quelle était l’objectif de cette cérémonie ?

Merci de m’accorder le micro de bafou.org, cette cérémonie est en prélude aux funérailles de S.M. Fo’o touh-Lah 1er. En effet vous savez que dans la tradition Bamiléké à la veille des funérailles on invite les beaux-fils pour que chacun déclare en quoi pourra consister sa participation, nous connaissons bien l’adage « à meng-zang ping me tah deng ». Nous nous sommes très bien entretenus et les échanges étaient bien conviviaux, à la fin chaque délégation repart aussi satisfaite comme moi car à l’image de ce jour, je crois que les funérailles de mon père Fo’o Touh-Lah 1er seront à la dimension de l’homme.

Majesté Fo’o Touh-lah, avez-vous un message à l’endroit de ceux qui vous liront sur les colonnes de Bafou.org ?

Même si notre papa avait cette grande carrure et une forte capacité de mobilisation, je peux dire que la mobilisation d’aujourd’hui n’est pas mon effort seul, c’est le fruit de l’amour et de la solidarité entre les fils et filles de la chefferie Fo’o Touh-Lah. Je saisis ainsi l’occasion pour leur exprimer ma reconnaissance et mes félicitations. Je les exhorte à garder et à perpétrer ces valeurs. Je sais que l’union fait la force et que tous mes fils et toutes mes filles feront chacun à son niveau le maximum pour que cette grande famille reste toujours unie et solidaire. Merci

Fo'o TouhLah

Sa’a Ngouh Metap JIOFACK Emile, quelle est la place de la cérémonie d’aujourd’hui dans l’organisation des funérailles d’une personne ?

Dans nos traditions, lorsqu’on veut faire les funérailles de quelqu’un comme Fo’o Touh-Lah, la place des beaux est très importante car, ceux-ci doivent arriver le jour de l’évènement avec les paquets (mémpfouh) à distribuer aux membres de la famille du défunt. Après la distribution, ils exécutent la danse « Keza’ah » suivi du « Ngouh ». Chacun des beaux se bat souvent pour, en plus des danses obligatoires, augmenter d’autres danses telles que « ntioh » …. Vous comprenez donc que les beaux ont une très grande place dans la concession, c’est pourquoi le chef de famille doit réserver un jour spécial pour eux car le grand jour des funérailles, on s’attend à ce que chacun remplisse ses obligations. Ce jour, ils auront chacun leur propre maison de deuil où ils recevront leurs invités.

C’est pourquoi on les reçoit pour leur dire que le deuil leur appartient. Aujourd’hui par exemple c’est en prélude aux funérailles du feu Chef Fo’o Touh-Lah, vous constatez avec moi comment les beaux sont reçus !!! Chacun emporte avec lui des paquets. Ils viennent accompagnés de plusieurs personnes, cinq ou six et après on leur donne des indications par rapport à ce qu’ils vont donner pour l’organisation des funérailles de leur beau-père.

Tout à l’heure vous avez reçu des enveloppes, s’agissait-il de l’argent ?

Tu n’as rien compris du tout, en fait c’est une manière de demander à chaque beau sa contribution. Mais, tout ceci est discutable, car quand on te demande une somme, tu peux décider soit de l’augmenter, si tu trouves qu’on t’a sous-estimé soit de la négocier à la baisse, soit de l’accepter.

Cela veut-il signifier que les sommes sont définies à la tête des uns et des autres ?

C’est amusant parce que Nkem Loung entre et dit « les gens comme Ndi Sa’a Ngouh Metap doivent donner cinq cent mille », et Maah Mentsi soutient, or quand on dit ça à quelqu’un ce n’est pas du tout évident de faire marche arrière et pour ne pas te mentir je vais donner cette somme là.

Fo'o TouhLah

M. Donfouet Michel, beau-fils de Fo’o Touh-Lah : quelles sont vos impressions à la fin de cette cérémonie de « é dzeck mé tseeh » en prélude aux funérailles de votre beau-père ?

Mes impressions sont très bonnes car, cette cérémonie annonce les funérailles. On sent que l’évènement sera à l’image de la journée d’aujourd’hui, c'est-à-dire « é dzeck mé tseeh ». Les « mé tseeh » ont mangé, ils ont bu et je crois que les funérailles vont aussi très bien se dérouler.

Avec beaucoup de cadeaux, de paquets à emporter et même des enveloppes. Peut être Fo’o Touh-Lah vous a donné un peu d’argent pour le carburant ?

Hé qui ? Le chef ?

On à distribuer les enveloppes aux différents beaux-fils !!

Les enveloppes distribuées contenaient juste des consignes pour les funérailles, il n’y avait pas d’essence pour le retour la dedans, mais on espère que le chef en tiendra compte pour la suite de l’évènement.

Fo'o TouhLah

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