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La famille Tezambou Pouh-Nteuh du Pr WAMBA Henri devant le Roi des Bafou pour une tenue de palabre

Le dimanche 27 septembre 2015 à la chefferie supérieure du groupement Bafou, parmi les différentes tenues de palabres qui ont eues lieu ce jour sous la présidence du Roi des Bafou, se trouvait aussi la palabre qui divise la famille Tezambou Pouh-Nteuh. A l’origine, une discorde qui dure depuis 1927.

 

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Avant de vous présenter la situation, il est important de souligner que Bafou.org été agréablement surpris de découvrir le Roi des Bafou, Na’ah-Temah Fo’o Ndong Megang Victor KANA III, dans un registre de « Président du tribunal coutumier ». Il est vrai que généralement, lorsqu’on perd un procès, on a toujours tendance à dire qu’il y a eu connivence, mais pour les cas auxquels nous avons pris part, nous avons remarqué que le Roi et ses assistants qui ne sont autres que les notables de la cour royale, ont à l’esprit de rechercher et de restaurer la paix au sein des familles car, dit le Roi « nous ne devons rejeter personne, nous devons trouver le moyen de nous entendre pour vivre ensemble ».

 

Présentons brièvement les faits

Le Pr WAMBA Henri a publié dans cette même tribune de Bafou.org son article intitulé « Histoire De Ntsingbou Et De Son Illustre Chef Tezambou Pouh-Nteuh ».Suite à cette publication, Menkem Djeuh NGUEMDZI Léonard, fait publier à son tour un article ayant pour titre « Histoire De La Famille Tezambou Pouh-Nteuh : La Leçon De Menkem Djieuh Au Pr Wamba Henri » dans lequel,sans contredire le Pr WAMBA, il se pose plutôt de nombreuses questions. C’est à partir de ces deux articles et des commentaires des internautes que nous avons compris qu’il règne un malaise au sein de cette famille. Les faits remontent à l’an 1927, après la mort de Tezambou Pouh-Nteuh, et la désignation de son successeur, Wamba Fodop Samuel. Ce dernier étant encore très jeune, âgé seulement d’environ 08 ans, c’est son grand frère Jotsa qui assurera la régence et décidera par la suite de s’accaparer de cette succession. Devenu majeur, Wamba Fodop Samuel, après plusieurs procès à la chefferie supérieure Bafou à l’époque, n’a pas pu reprendre la succession de son père. Il se dit même que comme la mère de Wamba Fodop Samuel était « achetée » comme esclave dans un village lointain, ses détracteurs soutenaient qu’un esclave ne pouvait pas succéder dans une si grande famille. A la mort de Jotsa en 1973, il a été succédé par son fils Kenfack Joseph, qui lui aussi meurt au début des années 2000. Son fils Kenfack Blaise le succède et ne met pas long, il décède en 2007 et à cette période, la famille venait de connaitre d’autres décès tous aussi brusques et brutaux. Abattus, les plus âgés font recours aux voyants, c’est alors que ceux-ci vont révéler ce problème de succession détournée en 1927. Pour arrêter les décès, la solution était de restituer la succession à Wamba Fodop Samuel qui était déjà mourant sur son lit de maladie. C’est ainsi que le 17 juin 2007, sous la conduite de Mo’oh Teika Nkeugue Gaston, une délégation de dix personnes avait rencontré Papa Wamba Fodop Samuel, pour le supplier d’accepter de reprendre la succession de son père Tezambou Pouh-Nteuh. Afin de préserver la grande famille des décès horribles, Papa Wamba Fodop Samuel a accepté, mais a demandé à cette délégation d’informer le Chef supérieur de cette démarche.

 

Qu’est ce qui divise la famille Tezambou Pouh-Nteuh ?

Papa Wamba Fodop Samuel, devenu Tezambou Pouh-Nteuh II, puisque les autres étaient donc des usurpateurs, décède à son tour trois mois plus tard et le Pr Wamba Henri est désigné légitiment comme son successeur. Par la suite, un autre conseil de la famille Tezambou s’était tenu le 10 mai 2008, pour entériner la succession du Pr Wamba Henri comme Tezambou Pouh-Nteuh III et définir les modalités de restitution des biens y afférents. Suivant la feuille de présence, 55 personnes avaient pris part à cette assise. Constatant que certains biens fonciers étaient déjà attribués aux fils et petis fils de Tezambou, et d’autres vendus par les régents, « l’espace abritant la concession de feu Tezambou Pouh-Nteuh revient de droit » à Tezambou Pouh-Nteuh III Pr Wamba Henri, ainsi que les armoiries du fondateur de cette famille. Pour terminer, ce conseil du 10 mai 2008 il a adopté que « la gestion des problèmes pouvant naitre et liés aux biens fonciers de feu Tezambou Pouh-Nteuh cédés par feu Kenfack Joseph à autres petits fils, reste à la discrétion de l’héritier principal ».

 

La tenue de palabre devant le Roi des Bafou

C’est donc ce dernier point qui fait problème dans tout ce processus car, voulant jouir de ses biens, Tezambou Pouh-Nteuh III Pr Wamba Henri a trouvé une résistance farouche de la part des enfants de feu Kenfack Joseph, qui disent n’avoir jamais été associés à la démarche. C’est à ce moment que deux tendances font surface :

- Tezambou Pouh-Nteuh III Pr Wamba Henri, soutenu par une partie de la famille avec à leur tête Mo’oh Temohim Zambou Augustion, Mo’oh Teika Keugue Gaston, tous les descendants de feu Papa Wamba Fodop Samuel, …

- les enfants de feu Kenfack Joseph qui après la mort de Kenfack Blaise ne restent plus que les filles, soutenus de leur côté par Menkem Djeuh Nguemdzi Léonard, M. Zambou Pierre, Tegni Demanou Antoine (qui était accesseur à la réunion du 10 mai 2008), …

Appelant une fois de plus à l’arbitrage de Na’ah Temah Fo’o Ndong, une première audience avait déjà eu lieu à la chefferie supérieure Bafou. Ce jour-là il était question que Tezambou Pouh-Nteuh III Pr Wamba Henri, rentre résoudre le problème en famille, en trouvant le moyen de ménager les enfants de feu Kenfack Joseph. Si le problème est revenu à la chefferie, cela veut dire que le consensus n’a jusque là pas été trouvé.  

Ce 27 septembre 2015, la salle d’audience était archicomble, même le Roi Bafou et sa cours étaient surpris de voir tant de monde venir assister à cette tenue de palabre. La présence, même discrète de l’équipe de bafou.org, a attiré l’attention de Na’ah-Temah Fo’o Ndong qui, à l’ouverture de cette assemblée a averti toute l’assistance de la présence de cet organe de presse. Autrement dit, les échos de cette tenue de palabre allaient franchir les frontières du village Bafou. Après plus de 04 h de discussions, de « vérité » et de « contre vérité », la solution n’a pas été trouvée. Pendant que la partie adverse demande à Tezambou Pouh-Nteuh III Pr Wamba de se contenter du « nom » et du « quartier » sans plus exiger les biens fonciers, ce dernier menace à son tour de renoncer à cette succession. « Ni mon père Feu Wamba Fodop Samuel, ni moi-même, personne de nous n’a demandé quoi que ce soit, c’est vous qui êtes venus nous supplier de reprendre cette succession. Si succéder à quelqu’un veut dire prendre son crâne et quitter la concession du défunt, c’est que je ne suis pas là », martèle-t-il.

Puisque ce procès est encore pendant à la chefferie supérieure Bafou, nous ne pouvons pas enfoncer le couteau dans la plaie. Toutefois, au vu des différentes interventions et de nos enquêtes, si Tezambou Pouh-Nteuh III Pr Wamba Henri pouvait s’assoir avec les enfants de feu Kenfack Joseph, loin des regards de tous et avec un peu de souplesse de part et d’autre, une bonne entente pouvait se dégager. Ne dit-on pas souvent qu’il vaut mieux un mauvais arrangement qu’un bon procès ? Le problème a été renvoyé au 25 octobre 2015.

A suivre …

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Commentaires   

+1 #8 Pierre Roger Tsafack 13-10-2015 08:17
Mon cher Zambou Noudem, tes propos trahissent le fait que tu ne sais pas grand chose de l'école du village. L'arrêt des sévices de la malédiction n'est pas lié à une restitution des terres, mais plutôt à une reconnaissance du Pr Wamba comme père, et cela a déjà été fait. Il ne peut donc plus y avoir de malédiction. Par ailleurs, brandir la malédiction comme élément de chantage devant des personnes dont on est supposé être le père me parait sadique et même inhumain. Qu'il aille chercher sa part au lieu de s'en prendre aux pauvres dont il est supposé être le protecteur... Honte, ou est tu?
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0 #7 Zambou Noudem A. 12-10-2015 15:43
"On voyait cela venir par toutes les portes académiques, politiques et même cultuelles." dixit Michel Janvier. En plus de jouer au savant et au philosophe, je risque aussi de jouer a votre instituteur Pierre Roger Tsafack.
Aussi, En plus d'aller a l’école du blanc, je vais régulièrement a l’école du village. Et a l'une ni a l'autre je ne serais ignorant. Je répète, Monsieur l'agent foncier, dans mon village, quand la malédiction massacre, on baisse le bras des lois et autres amendements et on lève l'autre.
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+1 #6 Pierre Roger Tsafack 09-10-2015 08:49
Mon cher Zambou Noudem,pardon arrête de jouer au savant et au philosophe. Qui a relié quoi à la carrière de qui? Eric Noupouwo a bien parlé. Cherchons la paix et soyons tolérant. Aussi lorsque Michel Janvier dit que la terre appartient à l'Etat, c'est tout à fait exact. Ne vient pas ici nous noyer avec ton ignorance. Ce problème est très sérieux et il faut y verser de l'eau froide.
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-1 #5 Zambou Noudem A. 08-10-2015 13:40
Il n'y a qu'a Bafou qu'on rencontre encore des envieux qui relient ou ramènent tout a la carrière des hommes. Soit il est bien de refuser l'intelligence ou de se tracer une carrière ce qui est d'ailleurs impossible, Soit il est bon de rester cancre et croire que les gens agissent a la faveur de leur destin.
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+1 #4 Eric NOUPOUWO 08-10-2015 13:25
A mon avis, le Pr Wamba doit revoir sa position en considérant les réalités contextuelles de ce problème. Si son père a laissé tomber certaine choses, qu'il fasse de même. La tolérance et le pardon sont des valeurs qui font de nous de grands hommes, et à mon avis c'est le consensus et la recherche du juste milieu qui doit primer. L’héritier doit comprendre qu'il est le père de tous, y compris de ceux de ses bourreaux d'hier, et que les biens d'une famille ne se limitent pas seulement aux biens matériels. C'est bien de vouloir récupérer les terres de Pouh-Nteuh, mais c'est encore mieux de récupérer son patrimoine humain, en faisant d'elle une famille unie et forte derrière son chef légitime. Or vouloir d'entrée de jeu s’intéresser aux terres est une démarche un peu "cupide" à mon avis. Nous devons assumer notre histoire et les erreurs de ceux que nous remplaçons entant que successeur et/ou héritier. Bon vent à cette famille et que Dieu tout puissant assoupisse vos cœurs
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0 #3 Zambou Noudem A. 08-10-2015 13:10
Dites si la chefferie Baleveng tout à coté ne vous a donné aucune leçon (c’est un exemple parmi d’autres chefferies et grandes familles) ? Si vous semblez dire qu’un Fo’o Ndong irait vivre à Zinkop, emportant avec lui Fo’ozap et les autres, c’est oui pour les charlatans et non pour les justes.
Allez les Tezambou et paix dans votre famille. Que l’âme de vos aïeux repose en paix.
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0 #2 Zambou Noudem A. 08-10-2015 13:09
Monsieur l'agent foncier ça se voit que vous maitrisez la civilisation agraire, il serait bien de proposer votre expertise dans les communautés urbaines de nos grandes villes pour aider à rectifier les erreurs que nos compatriotes y commettent depuis les décennies. Ça se voit également que vous êtes l'avocat des sans-abris, et ce que nous souhaitons néanmoins, car vous semblez aider à trouver une solution au problème des Tezambou. Alors relisons votre pensée dans le miroir : Un monarque sans abris se voit supplier de revenir en selle cent ans après sa mise en exil. Il tente de protéger son peuple. Leur interdit de tout vendre, jusqu'au cimetière, seul lieu sacré qui leur reste, et de ne déplacer les restes du Roi contre les malédictions qui les frappent, entre autre.
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+1 #1 Michel Janvier Vouke 04-10-2015 10:32
On voyait cela venir par toutes les portes académiques, politiques et même cultuelles.
-si une fois qu'un monarque est "remis en selle", et qu'il s' en prend même à une partie du peuple qui l'adoubé, sur quoi va t' il regner et prélever ses honneurs et son assise coutumière? Les ruines et les décombres des expulsions?
-Depuis le réforme foncière de 1974, la terre appartient a l'Etat du cameroun.Neanmoins ceui qui a mis en valeur une partie du domaine national peut en demander l'immatriculation auprès des services administratifs competents .
-Pour la loi et la doctrine constante, la coutume n'est acceptable que pour autant qu'elle preserve l'ordre public et compatisse aux bonnes moeurs.
Dans le cas de Bafou, cette coutume doit s'inscrire dans la quête du développement dont le Codegba est le porte fanion.
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